Me permettant une remarque sur le temps qu’il faisait :

<< Eh bien ! Pourquoi ce ciel gris aujourd’hui ? >>

Ses dix années sur pattes me répondent :

<< Parce qu’un poète est morose aujourd’hui >>

Combien sont-ils, ces enfants qui, dit-on, encore ignorent ? Ne savent-ils pas que ce qu’ils ignorent, c’est qu’ils s’ignorent ?

“Invisible Pink Unicorns are beings of great spiritual power. We know this because they are capable of being invisible and pink at the same time. Like all religions, the Faith of the Invisible Pink Unicorns is based upon both logic and faith. We have faith that they are pink; we logically know that they are invisible because we can’t see them”

Steve Eley

Empyrium

mai 1, 2008

Empyrium est un groupe de doom metal symphonique allemand fondé en 1994 par Markus Stock, un talentueux multi-instrumentiste ( batterie, basse, guitare, voix … ) et Andreas Bach. Le groupe changera de line-up de nombreuses fois, et nous pouvons estimer qu’il n’est composé que d’un seul membre influent, à savoir Markus Stock.

Le groupe a ses débuts

Leur première démo, …Der wie ein Blitz vom Himmel viel… sortie en 1994 les a fait connaitre auprès du public allemand, qui a apprécié le style très mélodieux du groupe. En 1996 et en 1997 sortent leurs deux premiers albums, à savoir A Wintersunset et Songs Of Moors And Misty Fields. Ces deux opus peuvent être qualifiés de pur doom metal, c’est à dire caractérisé par un tempo assez lent et une alternance de parties calmes avec des voix claires et de parties plus “fortes” accompagnées de chant guttural. Leurs paroles s’inspirent d’éléments naturels, et leurs thèmes s’étendent donc sur tout un spectre allant du silvestre au pastoral. L’album Songs Of Moors And Misty Fields est souvent considéré comme le pilier central de l’oeuvre d’Empyrium, puisqu’il mélange à la fois le doom qui faisait la renommée du groupe et le dark folk qui annonçait les albums à venir.

Weiland

La sortie de l’album Where at Night The Wood Grouse Plays en 1999 marque un tournant dans le style du groupe ; en effet, après le doom, le groupe se consacre maintenant au dark folk caractérisé par la présence de guitares sèches et encore quelques touches d’instruments de synthèse qui étaient très présentes dans les premiers albums. Les voix sont toutes claires et de nombreux morceaux sont instrumentaux. C’est pourquoi cet album reste moins dark que le dernier album, Weiland (2002), véritable joyau du dark folk ( avis très personnel, mais aussi très partagé ). Cet album composé de trois parties ( Heidestimmung, Waldpoesie et Wassergeiste ) montre un retour au chant guttural, mais les caractéristiques du dark folk sont toujours là. La présence de guitare sèche est indiscutable, mais certains morceaux sont uniquement au piano. De plus, les instruments de synthèse sont de plus en plus abandonnés puisqu’ils ne sont présents que sur la première piste, Kein Hirtenfeuer Glimmt Mehr. Le groupe a fait appel à d’autres instrumentistes ( surtout sur Waldpoesie ), dont un violoniste et un bassoniste, ce qui donne plus de profondeur au son.

Markus Stock

Malheureusement, après ce magnifique album aux tonalités silvestres, le groupe décide de s’arrêter, et Markus se lance dans un nouveau projet, The Vision Bleak, du Horror Metal assez sombre. Cet arrêt n’est à mon avis pas un point négatif ; le groupe n’a pas cessé de fournir un contenu de qualité durant son existence et aucun de leurs albums n’est comparable à un autre. Cet arrêt scelle donc la réputation du groupe, dont chacun des membres à souhaité se diriger dans une direction différente, laissant derrière eux un véritable chef d’oeuvre du genre.

Et d’un oeil tout s’enflamma. De la cendre en fusion naquit à nouveau un coeur de chair. Un désir sempiternel longuement refoulé émergeait subitement de l’abîme de mon âme. L’îlot de magma incandescent brillait maintenant tel un astre nocturne perdu dans les ténèbres d’une mer houleuse.

Et le regard s’effaça. S’ensuit un ouragan de terreur. La chair se repliait, le coeur se retractait, la chaleur s’évanouissait. Sa pourpre érubescence se fondait déjà dans la noirceur de l’océan. Seule la nuit et ses folles rêveries ravivait, mais vainement, ce noyau éphémère.

Oh toi, souffle charnel, entend crier la souffrance ! Singulière est la différence qui nous sépare, et rien même ne nous unit. Je n’ai su avertir ta conscience de la douleur que m’inflige ton absence. J’imprimerai alors en ta science que cet écrit t’est destiné. Aies-en conscience ; tu es aimé …

In principio erat verbum

avril 15, 2008

Ceci n’est ni un enchainement d’idées, ni un exercice de style. Il ne s’agit en rien d’une introduction à travers laquelle le lecteur se voit méthodiquement amené à ce qui suit, un fil d’Ariane méticuleusement déroulé pour dévoiler les Dédales d’un esprit aux mouvements sinueux et tortueux.

Non.

Ceci, est-ce la plainte du mélancolique, cri aveugle dans l’épaisseur de la nuit, dernières paroles d’un tourmenté, débauché et dépravé, qui moriturus, se dedisset ?

Non. Ceci n’est rien de cela.

Cela, antre du Monstre, qui dans son repentir s’impose la douleur salvatrice de la résignation. Implorant dans sa démesure l’expiation … O Peccatum meum ! Passions ardentes et braises avides, à désirs humains sentence perfide.

Mais la masse difforme s’effrite et s’étiole, et de Cela, autrefois jachère, de Cela jaillit la lumière, inondant les cieux par dela l’éther et défiant les dieux autrement délétères, inaugurant alors un périple, que l’on ne présentera pas, le périple de l’être et de sa foi, ce périple, que je dédierai à toi, Sara.