You who ignited my heart ashes ..
avril 15, 2008
Et d’un oeil tout s’enflamma. De la cendre en fusion naquit à nouveau un coeur de chair. Un désir sempiternel longuement refoulé émergeait subitement de l’abîme de mon âme. L’îlot de magma incandescent brillait maintenant tel un astre nocturne perdu dans les ténèbres d’une mer houleuse.
Et le regard s’effaça. S’ensuit un ouragan de terreur. La chair se repliait, le coeur se retractait, la chaleur s’évanouissait. Sa pourpre érubescence se fondait déjà dans la noirceur de l’océan. Seule la nuit et ses folles rêveries ravivait, mais vainement, ce noyau éphémère.
Oh toi, souffle charnel, entend crier la souffrance ! Singulière est la différence qui nous sépare, et rien même ne nous unit. Je n’ai su avertir ta conscience de la douleur que m’inflige ton absence. J’imprimerai alors en ta science que cet écrit t’est destiné. Aies-en conscience ; tu es aimé …
In principio erat verbum
avril 15, 2008
Ceci n’est ni un enchainement d’idées, ni un exercice de style. Il ne s’agit en rien d’une introduction à travers laquelle le lecteur se voit méthodiquement amené à ce qui suit, un fil d’Ariane méticuleusement déroulé pour dévoiler les Dédales d’un esprit aux mouvements sinueux et tortueux.
Non.
Ceci, est-ce la plainte du mélancolique, cri aveugle dans l’épaisseur de la nuit, dernières paroles d’un tourmenté, débauché et dépravé, qui moriturus, se dedisset ?
Non. Ceci n’est rien de cela.
Cela, antre du Monstre, qui dans son repentir s’impose la douleur salvatrice de la résignation. Implorant dans sa démesure l’expiation … O Peccatum meum ! Passions ardentes et braises avides, à désirs humains sentence perfide.
Mais la masse difforme s’effrite et s’étiole, et de Cela, autrefois jachère, de Cela jaillit la lumière, inondant les cieux par dela l’éther et défiant les dieux autrement délétères, inaugurant alors un périple, que l’on ne présentera pas, le périple de l’être et de sa foi, ce périple, que je dédierai à toi, Sara.