In principio erat verbum

avril 15, 2008

Ceci n’est ni un enchainement d’idées, ni un exercice de style. Il ne s’agit en rien d’une introduction à travers laquelle le lecteur se voit méthodiquement amené à ce qui suit, un fil d’Ariane méticuleusement déroulé pour dévoiler les Dédales d’un esprit aux mouvements sinueux et tortueux.

Non.

Ceci, est-ce la plainte du mélancolique, cri aveugle dans l’épaisseur de la nuit, dernières paroles d’un tourmenté, débauché et dépravé, qui moriturus, se dedisset ?

Non. Ceci n’est rien de cela.

Cela, antre du Monstre, qui dans son repentir s’impose la douleur salvatrice de la résignation. Implorant dans sa démesure l’expiation … O Peccatum meum ! Passions ardentes et braises avides, à désirs humains sentence perfide.

Mais la masse difforme s’effrite et s’étiole, et de Cela, autrefois jachère, de Cela jaillit la lumière, inondant les cieux par dela l’éther et défiant les dieux autrement délétères, inaugurant alors un périple, que l’on ne présentera pas, le périple de l’être et de sa foi, ce périple, que je dédierai à toi, Sara.

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